jeudi 12 mai 2016

Thriller aux frontières de l'horreur / Morbide et hémoglobine party / Changement d'itinéraire

Hey mes petits poulpes aux mille-et-un tentacules !
Pas de texte "original" aujourd'hui, j'en écris un pour le centenaire de mon institution avec un nouveau genre que je n'avais JAMAIS expérimenté auparavant... Du coup, vu que ça fait un mois que je n'ai pas sorti d'article, je me suis dit que je devais poster du délicieux récit (surtout depuis qu'on a dépassé les 100 pages vues, un mini-cap que je n'aurais jamais imaginé, vous êtes des petits fous <3).
Du coup, je suis allée fouiller dans mon classeur de français pour en extirper mon premier travail d'écriture d'invention de l'année scolaire !

La consigne était : Ecrivez un texte dont le narrateur n'est pas humain et laissez quelques indices pour deviner son identité.
J'ai obtenu la note de 9/10, et la prof a ajouté "Des efforts pour respecter les consignes, mais que ton sujet est morbide !" Nyé hé hé... Ça doit être à force de décapiter des chatons la nuit dans une cave...

Essayez donc de deviner l'identité de mon narrateur dans les commentaires, je suis impatiente de savoir si vous trouverez juste !

Sur ce, je vous laisse, bonne lecture !

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Changement d'itinéraire

J'avance. J'avance toujours dans la même direction, j'effectue toujours le même itinéraire, je progresse toujours dans le même couloir cylindrique tapissé de rouge. ce n'est pas pour me déplaire : j'aime le rouge. Ou plutôt, je m'y suis habitué. Un mur rouge, un sol rouge, des congénères rouges... Ca fait beaucoup de rouge. Une étude en rouge, ça ferait un bon titre pour un roman, non?
Soudain, une brèche s'ouvrit dans le mur de mon couloir monotone. une sorte de faille gigantesque avait déchiré la paroi rouge à ma droite. l'ouverture fut suivie d'un bruit assourdissant, une sorte de détonation. Une autre faille apparut, puis une autre, puis encore une autre. Au total, j'ai pu compter une douzaine de détonations.Certains affirmaient que ça arrive parfois, que c'était normal et que le mur serait bientôt réparé. Moi, c'était la première fois que je voyais ça.
Je ne sais pas si j'étais le seul, mais j'avais la sensation désagréable d'être comme attiré par cette immense faille, comme si j'allais vers elle malgré moi. J'ai lutté de toutes mes forces contre cet étrange phénomène, mais je devais me rendre à l'évidence : cette chose était plus puissante que moi et je me laisse doucement glisser hors de mon couloir rouge.
Je vis un humain debout, un étrange objet à la main. C'était un ustensile assez singulier composé en tout et pour tout d'un manche noir et d'une grande plaque argentée. D'ailleurs, je vois qu'une partie de mes congénères a réussi à s'y accrocher. A cette hauteur, je dois être tout petit pour eux.
Je me retourne et voit la plaie béante par où je suis sorti. Étais-je dans la gorge ou près du cœur ? Je ne serais pas capable de le dire avec certitude. De toute façon, ça n'a plus aucune importance. J'ai entendu dire qu'on ne revenait pas de ce genre de voyage.
Sur le carrelage blanc et froid, je regardais l'humain debout, immobile, le bras qui tenait l'outil bizarre tremblant. Et moi, je me sens triste. J'aimais bien mon couloir rouge. Maintenant le seul rouge que je vois, c'est celui de mon propre corps.
La personne étrange s'accroupit, me regarda, passa son index parmi mes congénères et porta son doigt devant ses yeux. Il l'examina sous toutes les coutures : vu de devant, de derrière, de dessus, en plongée et contreplongée. Il sourit en mettant son doigt dans sa bouche, buvant certains de mes camarades.
Il se mit alors à rire. Un rire dément. Un rire incontrôlé. Voilà donc ce qu'on appelle dans le langage humain un "psychopathe".

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Alors, vous pensez avoir trouvé ? Dites-le dans les commentaires et je vous corrigerai !

mardi 22 mars 2016

IRL Girl ~ Commentaire personnel, témoignage et conclusion de Virtual Girl

IRL Girl

Comment et pourquoi?

Ce petit récit, j'en avais besoin. Juste pour éviter de castrer tout individu masculin qui entrerait dans mon champ de vision, me retenir de commettre un génocide de masse avec un épluche-patates rouillé et préalablement infecté avec une maladie quelconque, incurable et mortelle. Mais, à ce qu'on dit, "la plume est plus forte que l'épée". Alors j'ai testé le pointu de ma plume et le pouvoir de mes mots... Et ça m'a fait un bien fou. Pas besoin que la planète entière lise ce que j'ai écrit. C'est comme si toute ma rage était partie dans l'écran.
J'ai voulu en faire de la science-fiction, parce que je pense que le combat pour l'image de la fille dans le milieu vidéo-ludique est à des années-lumières d'être gagné. Et malgré tous nos efforts, certains joueurs du sexe fort ont une sorte de blocage mental au XVIIè siècle. Donc peut-être qu'on devrait leur donner des TARDIS et des DeLorean au lieu de bonnes leçons de morale. M'enfin.
J'ai également gardé des phrases qu'on m'a sorties mot pour mot, et j'en ai tout de même occulté une foule qui m'avaient vraiment planté un couteau enflammé en plein dans le cœur. J'ai profité du fait que l'article ait été retiré du blog (pour des raisons obscures et mystérieuses) pour pouvoir changer l'attitude des garçons qui, à mon goût, était trop "fine" et "subtile" pour coller à la réalité, même quelques années dans le futur. A la place, j'ai tenté de retranscrire la mentalité de gosses pré-pubères machistes au dernier degré, parce que ce sont les plus jeunes qui sont les plus agressifs.

Mon témoignage

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, l'étincelle qui a mis le feu au poudre, bref, l'élément déclencheur de tout ça s'est produit depuis mon arrivée dans le staff d'un petit serveur RP. J'ai rencontré des gens sympas, gentils, amicaux et avec qui j'ai retrouvé espoir en l'humanité, et puis vers 22h/23h, la relève arrive, et c'est ceux-là qui sont méchants. J'ai cédé à la folie de citer l'un d'entre eux (coucou JustTim <3) même sans son accord, mais je n'ai pas eu la force de citer tout le monde, mais ils vont également prendre cher ici.
Deux situations qui m'ont particulièrement marquée (les deux pires qui me soient arrivées en tant que modératrice) se sont produite il n'y a pas si longtemps que ça, un mois grand maximum. J'ai eu droit à des (corrigés par mes soins) "j'te pisse dessus" et autres "elle suce bien" qui ne font pas vraiment plaisir, et lorsque je tente de riposter (généralement avec une petite commande d'emprisonnement temporaire), on me répond que "ça va, c'est de l'humour". MAIS NAN ! Tu peux pas traiter une fille que tu connais à peine de "pute" ou de "salope" pour après dire que c'était pour rire ! Déjà parce que c'est assez malpoli, mais aussi et surtout parce que tu te sens mal lorsque ça devient monnaie courante. Or, ça a été le cas jusqu'à ce que je coupe toute communication avec Kévin et Kévin2 (on va les appeler comme ça pour garder leur anonymat), deux personnes biiiiiiien lourdes et totalement imperméables à mes multiples tentatives pour leur faire comprendre, en toute subtilité, que le fait de spéculer sur ma virginité ne me plaisait pas vraiment. Donc, voilà. L'humour n'excuse pas tout.
Le "retourne faire le ménage et rapporte-moi une bière", de JustTim, totalement véridique lui aussi, m'a plus fait rire qu'autre chose. Mais bon, on est en 2016, la loi Veil est passée et les femmes ont obtenu le droit de vote il y a bien longtemps... Une DeLorean pour toi, demande au Doc comment t'en servir. Bon, il aura continué sur sa lancée avec d'autres spéculations sur ma virginité et pire encore, et je m'en suis débarrassée, pour l'instant.

Conclusion

Les filles, ne nous laissons pas faire ! Nous vivons dans un monde où la femme est parfois moins bien considérée que l'homme, et nous devons frôler l'excellence, voire la perfection, pour que certaines personnes acceptent de nous accorder un minimum d'égard, surtout chez les gamers. J'ai parfois été tentée de choisir un pseudo plus "masculin" et "viril", mais j'ai pensé que ce serait les laisser gagner cette bataille. J'ai eu la force de ne pas renoncer à mon identité virtuelle malgré les insultes, mais d'autres préfèrent avoir la paix, quitte à y laisser leur "signature". Ce n'est pas normal ! Personne ne devrait abandonner son identité pour une chose aussi futile que la question garçon/fille, et j'encourage vivement les filles à riposter et les garçons à soutenir celles qui en ont besoin (pour les non-machos), quitte à vous faire traiter de "fragile". Même derrière un écran, les mots ont un poids et une force que leurs utilisateurs ne soupçonnent même pas, et peuvent frapper là où ça fait mal. Très mal. Ce genre de mots est capables des plus gros ravages, et ceux qui s'en servent le plus régulièrement sont ceux qui s'en aperçoivent le moins.
Alors gardons confiance, rappelons-nous que demain sera plus beau, et qu'un jour on aura, les filles, enfin surmonté cet obstacle ! Courage les gameuses, ne lâchons pas nos manettes !

lundi 14 mars 2016

S.F. / Coup de gueule / Virtual Girl

Virtual Girl

17h53. Je rentre chez moi en quatrième vitesse. Je suis tellement excitée que je n'arrive même pas à viser correctement ma serrure avec la clé. Nous sommes le 28 octobre 2031, et la première version de Minecraft en réalité augmentée va très bientôt être disponible au téléchargement, et je vais être parmi les premiers à la tester ! Je m'empresse de mettre mon casque et mes gants avant de m'allonger sur mon lit. Moriarty miaule bruyamment, mais je ne l'entends déjà plus. La mise à jour du jeu est assez vite faite, et bientôt le système me demande mes informations de connexion.
Une fois mon mot de passe validé, je peux enfin commencer à jouer. Avant même que j'aie pu esquisser le moindre mouvement, quelqu'un me bouscula avant de se retourner vers moi.
"Fais gaffe à où tu marches, gros noob !"
Il allait repartir, mais il s'arrêta sur ma silhouette purement féminine et un sourire mauvais naquit sur ses lèvres. Il parla, mais aucun son ne me parvint. Je pense qu'il envoie un message privé à un de ses amis. Je sens qu'ils vont me spammer de messages machos ou autres conneries du genre. Il a vraiment fallu que je me fasse remarquer deux secondes après être arrivée ! Bon, c'est quand même pas un kikoo qui va m'empêcher de m'amuser sur la bêta de Minecraft Reality, pas vrai? Bref, je trouve la parcelle de terrain qui m'a été attribuée et prends le temps d'observer mes voisins. Voyons voir... Un blockhaus en cobble, une cabane en bois et une maison en terre avec douves de lave... OK... Je me remémore tous les conseils que Raph' m'a donnés et décide d'entreprendre la construction d'une charmante chaumière. Je délimite les fondations, sous les yeux ébahis des passants qui, de toute évidence, n'avaient jamais fait une seule construction propre malgré toute leur "expérience" en matière de build. Je leur jette un regard dubitatif avant de continuer tranquillement à monter les murs et faire le toit. Une fois la porte posée et la structure de ma chaumière terminée, les visiteurs affluaient déjà. Il ont voulu prendre un air faussement admiratif, mais je vois bien leurs rictus moqueurs au coin de leurs bouches. Parce que je suis une fille, ma construction vaudra forcément moins bien? N'importe quoi !
De toute façon, ma candidature en tant que modératrice a été acceptée, alors ils n'ont qu'à bien se tenir !
"Hé la meuf ! Retourne faire le ménage et apporte moi une bière !
- Ouais, bien envoyé JustTim !"
Une anomalie. Un bug. Voilà ce que je représente ici. Même si j'étais la meilleure, ma présence serait toujours indésirable... Bon, quand est-ce que j'obtiens le pouvoir de rendre ses lettres de noblesse au genre féminin ? En passant, je doute que le dénommé JustTim ait l'âge légal de boire. Bref, revenons à nos moutons...
Encore un tapis bleu ici et un escalier là... et ma ravissante petite chaumière est terminée ! C'est fou de se dire que malgré mes 1m63 de hauteur, j'ai construit une maison de plus de trois mètres de haut. Bien, et si j'allais sur la map RP à présent ?
Devant le portail vers la sortie, un attroupement de gens m'attend, me bloquant le passage.
"On en a pas encore fini avec toi, Miss.
- Ouais, c'est pas normal qu'une fille soit sur ce serveur.
- Je fais ce que je veux et si j'ai envie de jouer sur ce serveur, je le fais, me défendis-je."
Ils rient tous et leurs regards se font plus sombres, plus menaçants.
"Tu voulais aller en RP? T'as qu'à jouer une pute !
- Ouais, j'suis sûr qu'elle suce bien la cochonne !
- Salope !"
De nouveaux rires. Des bousculades ponctuées de fausses excuses. Des regards malsains. Soudain, une voix résonne dans ma tête. Dieu merci...

"Désolé d'avoir mis aussi longtemps, mais je t'ai donné tes pouvoirs de modératrice. Bienvenue dans le staff !
- Merci, c'est gentil mais... je ne pense pas être à ma place ici."
Déconnexion.
Je peux enfin laisser couler mes larmes. C'est tellement triste de se dire qu'un joueur sur deux est une fille, et que pourtant le sexisme est omniprésent dans le milieu du jeu vidéo. Aura-t-on un jour une dignité, nous les filles ?


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Un commentaire personnel sur ce texte est à venir, en attendant je remets mon Twitter, pour être averti des prochains articles : @plumearcenciel
Et puisque le thème abordé ici est "Les filles et les jeux vidéos", j'en profite pour faire un brin de pub à la chaîne YouTube que j'ai ouverte avec ma meilleure amie : IlluminaTwins (https://www.youtube.com/channel/UCLnwVkwbnrN8PpMqzmvCjeA). C'est un peu (beaucoup) spartiate pour l'instant, mais on fait de notre mieux. Voilà, fin de l'instant pub.
Très prochainement, mon commentaire sur ce texte et mon témoignage de sexisme sur les jeux vidéos, qui apporteront une conclusion à ce petit récit.

mardi 9 février 2016

Parlons peu, parlons livres #1 ~ Shining, de Stephen King

Parlons peu, parlons livres
~ Stephen King, Shining





Hey les p'tits loups !
J'espère que vous êtes bien accrochés à vos slips parce qu'à l'heure où je commence à écrire ces mots il est bientôt 23h et on va parler d'un bon gros roman d'épouvante des familles, j'ai nommé : Shining. Je suppose que l'écrasante majorité d'entre vous a vu le film de Kubrick et s'est dit "oh bah si j'ai vu le film, je connais l'histoire du livre". Eh ban non, t'as tout faux. LOOSER ! 

Pour ma part, j'ai été hyper déçue du film par rapport au livre (car oui, je privilégie le livre, même si j'ai regardé le film avant de commencer à lire le bouquin) parce qu'il y a une myriade de détails plus ou moins importants qui m'ont fait pousser des petits cris étouffés de désapprobation. Et c'est même pas à cause de minuscules détails de rien du tout genre la couleur du polo que portait le caissier du supermarché, mais vraiment des trucs IMPORTANTS dans l'intrigue. Je sais que le film doit pas être une copie conforme du bouquin et que le réal a le droit de montrer sa vision de l'histoire et bla bla bla... Mais ils étaient obligés de changer l'arme et la mort de Jack? Genre c'était trop demander?
Je suis méchante avec le film, je l'avoue. En plus je ne l'ai pas trouvé mauvais, loin de là. Et puis je trouve que l'adaptation cinématographique (ouais t'as vu comment j'cause riche moi) retranscrit bien l'atmosphère angoissante du livre et ne joue pas exclusivement sur les jump-scares. Et ça, mine de rien, eh bah ça change beaucoup de choses.
Bon, si on veut faire une petite liste non exhaustive des trucs qui sont pas du tout pareils dans le film et le livre (GARE AUX SPOILERS) : 
- Jack utilise un maillet de roque comme arme, et non une hache.
- Dick Hallorann ne meurt pas dans le livre, il est juste salement amoché.
- Jack, se rendant compte qu'il s'est fait piéger par l'esprit maléfique de l'hôtel, se suicide ; le monstre ayant pris possession de son corps meurt dans une explosion due à une surpression dans l'hôtel.
- Le surnom de Danny est "Prof" et non "mon canard" (mais bon ça révolutionne pas l'intrigue)
Bref, voilà un peu ce qui m'a fait hérisser les cheveux sur la tête. Parce que je veux bien admettre que c'est pas si grave qu'on modifie l'arme de Jack pour une hache, qui fait nettement plus peur qu'un maillet de roque. Mais c'était trop demander de dire que Jack se suicide puis meurt dans une explosion? Je suis sûre que si Michael Bay avait été le réal, il aurait gardé ce détail, lui.
Bon, c'est vrai que dans les grandes lignes, on s'y retrouve. Jack au chômage réussit à chopper un p'tit job au calme pour l'hiver histoire de mettre un peu de beurre dans les épinards, toussa toussa ; il doit garder un hôtel qui se trouve être hanté, devient finalement complètement fou et tente de buter sa femme Wendy et son gosse Danny qui, au passage, a un don de double-vue. Sauf que le cuistot de l'hôtel a le même don que Danny et parvient donc à venir secourir les deux autres. Après il meurt ou pas selon le support de l'histoire et la mère et son fils arrivent à se tailler de l'hôtel. Notons au passage que Jack décède, parce que c'est un méchant et c'est tout ce qu'il mérite. Bien fait.
Bon, si on s'arrête un instant sur le casting du film on voit que Jack Torrance est joué par Jack psycho Nicholson et ça rachète un peu le film à mes yeux. D'ailleurs, j'ai été tellement pliée de rire par cette scène : 
Avoue que c'est également ta scène préférée
Bon, maintenant que j'ai bien survolé le film, on va passer au bouquin. Et quel bouquin !
Je commence les Parlons peu, parlons livres avec un sacré morceau. A vrai dire, je sais pas par où commencer. Ah oui tiens, je sais : Danny.
Danny, c'est à la fois le personnage central de l'histoire (parce que soyons honnêtes, toute l'intrigue tourne autour de Danny) et aussi un peu le narrateur omniscient. Exit l'incipit long et relou que tu te forces à lire pour ne pas rater une miette de l'action. Danny sait tout sur tout par le biais du mystérieux personnage de Tony qui, attention spoiler, se révèlera finalement n'être que Danny himself, mais plus âgé. Bref, les personnages qui le méritent ont beaucoup de profondeur (Jack et Danny les premiers, allez donc savoir pourquoi). Grâce a la double vision de Danny, tu apprends des choses sur le personnages avec l'avis personnel de Danny. En fait, le bouquin n'est pas programmé pour que tu sois une tierce personne qui assiste, impuissante, au déroulement de l'histoire ; tu ES Danny. Tu sais ce qu'il pense, tu sais comment il est, tu sais pourquoi il a peur et ça te rassure pas trop à toi non plus... Bref, soyons clairs, Danny, c'est TOI, lecteur. Du moins c'est ce que j'ai ressenti à certains moments.
En tant que potentielle future criminologue, la description psychologique de Jack au fil du livre m'a particulièrement fascinée, parce qu'on voit au fur et à mesure comment il perd totalement la boule. Et ça, ben ça permet de comprendre et ça justifie à moitié les actes complètement illégaux et moralement répréhensibles de notre Jackounet. On a même limite envie de lui pardonner sur la fin parce qu'on se rend compte que c'était plus Jack depuis un bon bout de temps et que même s'il était un peu instable sur les bords, eh bah il pouvait se maîtriser.
Au final, Wendy dans tout ça, eh ben elle sait pas quoi dire et penser. Elle veut croire que Danny n'est pas normal, mais ne l'admettra que vers la toute fin du livre, voire dans sa suite, Docteur Sleep (que j'ai à peine commencé). En fait, c'est un peu de sa faute et de celle du médecin si elle a failli crever, parce qu'ils ont pas cru au Don (le Shining) du p'tit. Et ça, c'est THE boulette.
L'atmosphère générale est assez angoissante, oppressante, limite malsaine. Danny sait qu'il va arriver un truc moche grâce à ses visions (petite dédicace au "redrum" devenu "tromal" en français) mais on ne sait pas quand ça va tomber, et ça lui fait une sacrée épée de Damoclès au-dessus de la tête. Pauvre gamin. Bon, tu sais qu'à un moment donné psycho-Jack va réaliser une tentative de double-homicide, mais vu que certains passages passent à la trappe dans le film et sont là dans le bouquin, t'es paumé. Tu sais plus à quel niveau t'es par rapport au film, et PAF ! Un psycho-Jack sauvage apparait !
Au final, malgré les différences livre/cinéma, Shining c'est un bon film mais aussi un bon bouquin et les deux sont assez complémentaires. Mais bon, dites vous bien que le VRAI Jack Torrance, eh bah c'est lui : 
Eh ouais, le maillet de roque ma gueule !

vendredi 5 février 2016

Medieval Fantasy / Légèrement morbide et non gore / La voleuse d'âme

La voleuse d'âme


Et un de plus rejoignait sa macabre collection. Combien en avait-elle? Elle même l'ignorait parfaitement. Elle fait son travail, elle tente de racheter ses péchés, elle erre sur cette terre rude, froide et ingrate en songeant à l’Éden. Cela fait maintenant dix ans qu'elle aurait du quitter ce monde, mais sa vie ayant été détournée de la religion, on lui avait refusé la vie après la mort.
"Puisque tu as passé ton existence à voler les biens d'autrui, tu déroberas maintenant l'existence d'autrui."
Cette voix grave ne pouvait qu'être celle de Dieu. Elle se sentait infiniment petite lorsque dans sa tête résonnait la liste de ceux qui doivent disparaître. Chaque jour, une petite cinquantaine de noms de personnes de la région lui était soufflé, et elle devait les trouver et les effacer de quelque façon que ce soit. Parfois, elle était obligée de se salir, mais souvent un simple toucher suffisait ; car quiconque touche la peau nue d'un mort voit toute forme de vie le quitter. C'est la Règle. Alors il faut faire très attention à qui on bouscule sur la place du marché, sinon ça finit en hécatombe! 
"Vicomte Edgar de La Volière..."
Un nouveau  nom venait de tomber. Cette fois-ci, c'était quelqu'un de haut placé.
"Je ne peux pas y aller comme ça..."
Et comme elle avait passé sa vie à voler ce qu'elle souhaitait, une robe serait une cible simple. Une fois son forfait accompli, elle se présenta devant la somptueuse demeure de sa victime, le cœur battant à tout rompre. Ce fut le fameux Vicomte qui lui ouvrit et l'accueillit dans son logis.
Cette rencontre ne pouvait qu'être la volonté du Destin. Elle se trouvait toujours sur le pas de la porte, n'osant faire un pas, arrivant à peine à bafouiller une salutation en détournant le regard. Lui s'empourpra en faisant un pas de côté afin de la laisser entrer. Pour la première fois, elle ne voulait plus effacer qui que ce soit, recommencer une vie heureuse, se marier, avoir une grande famille qui ferait son bonheur.
Étonné, l'homme voulut prendre sa main, mais la Règle est la Règle, et elle tenta de l'en empêcher, feignant une blessure récente encore douloureuse, mais rien n'y fit.
Il y eut un instant de flottement lorsqu'il arriva enfin à l'attraper. Les larmes emplirent les yeux de la jeune femme qui se mit à sangloter. Il tomba au sol, inerte.
Elle sécha ses larmes et sortit en trombe de la maison en rabattant la capuche de sa cape. En passant, elle déroba la faux du jardinier qui traînait dans l'allée. Cet homme est mort, et il a emporté son cœur avec lui. Dorénavant, elle serait cruelle et impitoyable.
La jeune fille put finalement gagner sa place au jardin d’Éden, et son histoire fut transmise à travers le temps. L'histoire de la Faucheuse, la voleuse d'âme.

jeudi 4 février 2016

Présentation du blog !

Hey!

Bienvenue sur mon blog : la plume arc-en-ciel! Un blog qui va abriter mes écrits (travaux de français, textes en mode yolo pâte à l'eau) parce que je ne sais ni dessiner, ni programmer, ni faire du breakdance. Eh ouais, j'ai pas été gâtée moi.
M'enfin, si tu te demandes pourquoi se blog se nomme La plume arc-en-ciel, sache que premièrement, La plume folle était déjà utilisé et que deuxièmement, ce blog est destiné à accueillir en vrac tout un tas de textes : morbides, joyeux, drôles, déprimants, colériques, moqueurs et parfois même intelligents. Eh ouais, ce blog, c'est un peu comme un Kinder Surprise : quand je publie un truc, tu sais pas sur quoi ça va tomber, et c'est ça qui est super!

Allez, on se retrouve dans le prochain article!